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Aime-moi, Casanova, Antoine Chainas, Gallimard, 2007.

Vous avez demandé du glauque, ne quittez pas...

Il est bon, Chainas. Dans son registre. Catégorie : "dans le sordide, j'irai le plus loin possible. Puis je ferai encore un pas ou deux."

Casanova, c'est un de ses nombreux surnoms. En forme de gentil euphémisme, parce que le mec pense avec sa bite. Oui, je sais, tu vas me dire : comme tous les autres. Ben, là, tu te trompes. Lui, c'est un malade. Un vrai camé du zguègue. Et puis aussi, il pique des colères pas possibles. Le gars bien dans ses baskets, équilibré comme dans une pub pour produits bio norvégiens.

Alors, il est flic, mais genre tocard. Forcément, avec le temps qu'il passe à fourrer sa biroute partout où c'est possible (et il est très fort à trouver des endroits pour), les enquêtes, ça n'avance pas bézef.

Un jour, son partenaire disparaît, et son chef lui demande de le retrouver. Commence la descente aux enfers qui lui donne l'occasion de fréquenter la crème des clubs SM, et de nous offrir un joli panel de freaks du cul dont j'espère qu'ils n'existent que dans l'imagination fertile mais quelque peu... trouble de M. Chainas.

Le pauvre Casanova s'en prend plein plein dans sa jolie gueule, et en plus on découvre chemin faisant des petits bouts de son histoire personnelle, comment dire... Un truc entre l'horreur absolue et le désespoir total.

Bref, un personnage attachant.

Le style Chainas, il te prend, il t'attrape, et il ne te laisse plus t'enfuir. Même si tu en meurs d'envie. Avec des passages vraiment géniaux.

Je ne déflore pas trop (oups !) les surprises que tu trouveras si d'aventure tu te risques à te plonger dans ce bouquin. Enfin, si tu t'en sens le courage.

Et si tu en veux plus : .