Du noir mais pas que

Du noir, du polar... Le plus souvent

23 juin 2009

Un pays à l'aube - Dennis Lehane

41zhM8kCfsLUn pays à l'aube, Dennis Lehane, trad. Isabelle Maillet, Rivages/Thriller, 2009.

Oh, je ne vais pas être bien original à propos de la dernière œuvre de Dennis Lehane. C'est un très grand roman, une véritable fresque d'un moment bien méconnu de l'histoire des Etats-Unis (et de Boston en particulier, on est chez Dennis Lehane).

Boston (donc), 1919. Alors que les Etats-Unis sont (déjà) les grands vainqueurs de la guerre en Europe, le pays est secoué par de violentes convulsions sociales. Le prolétariat européen débarqué d'Irlande, de Russie ou d'Italie a amené dans ses bagages un certain savoir-faire en matière de syndicalisme, d'anarchisme, et les Soviets, dans la lointaine Russie ont encore les appas des jeunes révolutions. Les Noirs récemment émancipés sont encore des nègres. Bref, USA 1919 = un fucking chaudron.

On y plonge à travers trois personnages, principalement : Danny Coughlin, fils d'un capitaine de police irlandais, Nora, leur bonne qu'il aime en secret, et Luther Laurence, un Noir de l'Ohio qui quitte son bled pour fuir les embrouilles et chercher une vie meilleure.

Enfin, ce n'est que le point de départ d'une longue épopée d'une année (eh oui, parfois le temps se dilate. Souvent pendant les révoltes et les révolutions d'ailleurs). Parce que Danny, d'abord agent infiltré chez les Rouges va donner dans le syndicalisme policier (une hérésie pour l'époque), que Nora traine de lourds secrets et que Luther va... Hm ! Vous verrez ça en lisant le bouquin, si ça vous intéresse.

Et j'oubliais : il y a aussi Babe Ruth, légende naissante (authentique) du base-ball , qui est un peu le fil rouge du livre.

J'aimais déjà beaucoup Dennis Lehane maître du roman noir, j'aime encore davantage Dennis Lehane maître du roman mais pas que.

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19 juin 2009

L'hiver de Frankie machine - Don Winslow

arton11318_f42b1L'hiver de Frankie Machine, Don Winslow, trad. Frank Reichert, Masque, 2009.

Une mécanique bien huilée

A soixante ans passés, Frankie Machianno coule des jours pépères, partageant son temps entre le surf, sa boutique d'appâts, deux-trois petites affaires, sa fille et sa maîtresse. Sauf que ce n'est pas en pêchant à la ligne qu'il s'est gagné le surnom de Machine. Plutôt en étant l'un des tueurs les plus efficaces de la Mafia à San Diego.

Un jour, on lui demande un "dernier service" dont il réchappe de peu, et Frankie le tueur devient une proie. Mais qui en veut à sa vie ? Et pourquoi ?

La cavale de Frankie Machine commence et avec elle sa quête de réponses à ces deux questions.

Comme Frankie Machine, Don Winslow est un bon pro. Son roman se dévore, et tout fonctionne : les personnages, les scènes d'action, le mystère, et surtout, au fil des souvenirs de Frankie, une saga du crime organisé du sud de la Californie, façon Scorsese ou De Palma.

Bref, un bon gros thriller comme on les aime.

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04 juin 2009

Lemmer l'invisible - Deon Meyer

414aHGs5iALLemmer l'invisible, Deon Meyer, trad. Estelle Roudet, Seuil, 2008.

Visiblement, une réussite.

Lemmer est taciturne. Il vit dans un trou perdu. Mais s'il est "invisible", c'est qu'il appartient à cette catégorie de gardes du corps qui ne paient pas de mine, mais qui n'en sont que plus efficaces.
C'est à ce titre qu'il est chargé par sa boîte de protéger la riche et petite et jolie Emma le Roux qui est persuadée qu'on en veut à sa vie après qu'elle a reconnu son frère disparu en la personne du principal suspect d'un massacre de braconniers dans une réserve naturelle d'Afrique du Sud.

Lemmer l'invisible est une nouvelle réussite -brillante- de Deon Meyer, qui est décidément l'un des grands auteurs actuels de romans noirs. On ne retrouve pas les personnages des précédents livres de Meyer, mais on découvre avec plaisir Lemmer, à la fois redoutable et mystérieux, avec un plaisir certain.

Le récit est impeccablement mené, l'équilibre entre enquête, action et tension psychologique est parfait.

Et puis on découvre un nouvel aspect de l'Afrique du Sud, qui devient plus fascinante à chaque fois. Là, on part dans le veld (le bush), les immenses parcs naturels, les tribus de la brousse et les Afrikaners pur sucre. En fond, bien évidemment, la peinture d'un pays qui digère (mal) son histoire.

Franchement, je ne saurais trop vous recommander de vous jeter sur dernier Deon Meyer (comme un lion sur un impala).

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01 juin 2009

Hiver arctique - Arnaldur Indridason

41xlcbsT75LHiver arctique, Arnaldur Indridason, Trad. Eric Boury, Métailié, 2009

C'est long, l'hiver arctique...

Et le roman d'Indridason aussi !

Bon, j'avais beaucoup aimé La cité des jarres et la Femme en vert, j'ai donc ouvert cet Hiver arctique avec une joie impatiente. Mais j'ai été un peu déçu.

L'histoire, en deux mots. Un enfant est retrouvé poignardé en bas de son immeuble. Comme il est d'origine thaïlandaise, on soupçonne le crime raciste.
Le commissaire Erlendur, toujours aussi joyeux drille, avec son drame d'enfance qui ne passe pas, ses enfants drogués, sa solitude et ses airs bourrus mène l'enquête. Au cours de laquelle il va apparaître que la société islandaise, si longtemps isolée, si attachée à ses racines viking a du mal à gérer l'arrivée d'immigrés.

C'est loin d'être inintéressant, mais que de longueurs ! Je me suis surpris à râler à voix haute en lisant pour la nième fois les mêmes questions posées à un nième témoin... Le travail policier est souvent chiant et routinier, ce n'est pas une bonne raison pour que la lecture d'un roman policier le soit aussi !

Heureusement, ça accélère sec sur le final, qui sauve un peu le bouquin.

En tous cas, à lire de préférence en été, sinon, c'est la dépression assurée.

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17 mai 2009

L'enjomineur 1792- Pierre Bordage

9782841722884L'enjomineur 1792, Pierre Bordage, L'Atalante, 2004.

Rêv-olution Française
(ouh le calembour...)

Franchement, j'ai été moyennement emballé.

Au crédit de ce roman fantasy, le choix de la période historique : 1792 (d'où le nom...).
La Révolution (française) est bien mûre, le grand "tous ensemble" de 89 est loin derrière; le peuple est dans la danse, les sections font trembler l'aristo, et de plus en plus, le bourgeois. La République approche.
Choix judicieux donc, puisque l'ère arrive où les Lumières vont gouverner le monde (croit-on) et donc, pour un roman qui joue sur le merveilleux, ça apporte un ressort intéressant (quoique pas hyper-hyper original) : l'opposition de l'ancien et du moderne, des vieilles croyances et de l'esprit rationnel, et tout ça.
D'autant plus que l'histoire se déroule en partie en Vendée au moment où l'insurrection éponyme commence à chauffer au fond des marmites paysannes du bocage. D'où trio Religion / Raison / Croyances païennes.
Au menu donc, fadets, guérisseurs-euses, et en guest-star, Mélusine herself. Voilà. C'est un genre, on aime ou on n'aime pas.

Autre point à classer dans la colonne des "+" : la construction, là aussi pas révolutionnaire (ha, ha !) mais efficace. Deux histoires en parallèle avec fins de chapitres à suspense. Et ça marche bien. L'un des héros est un jeune paysan dont ON dit qu'il est fils d'une fée, plutôt éduqué (par un curé moderne et humaniste) et plutôt pro-révolutionnaire (mais pas trop-trop quand même. Comme tout bon héros post-moderne, il garde ses réserves et son quant-à-soi). L'autre (héros) sombre-sombre est un ancien voyou, ancien marin sur navire négrier, et justement victime d'une "enjomineuse" vodoue qui l'a puni d'un viol sur enfant esclave non consentante dans l'entre-pont du rafiot comme ça en passant. Bref le démon l'habite (...) et quand ça lui prend, faut qu'il tue du Blanc (et ça tombe bien, en France, y'en a). Du coup, il se retrouve à zigouiller pour la Cause.

Pile-poil, ça me fait ma transition avec tout ce que j'ai nettement moins apprécié. En fait, principalement une chose. Les Sans-culottes sont systématiquement des brutes épaisses, ivrognes et sanguinaires, la lie de la Terre motivée par les plus basses pulsions (et sans l'excuse du mauvais œil, en plus). D'ordinaire, on ménage au milieu une figure d'idéaliste qui pense bien faire et se fait emporter par les torrents de la Violence. Ça permet de dire que "les Révolutions ça part de bonnes intentions, mais après ça dégénère toujours, parce que l'Homme, tu comprends..." Mais là, non, même pas (1). Bon, même si Bordage n'a jamais prétendu faire un roman historique, quand même, ça m'a gonflé.

Autre chose aussi, mais là, on touche aux limites du genre écrit (paf !) : quand les paysans parlent leur patois vendéen, la transcription quasi phonétique, moi, j'ai du mal. C'est super-chiant à lire, et comme je ne l'ai pas dans l'oreille, ça ne me sonne pas. (2)

Il y a deux autres tomes à cette... trilogie (bravo). Je ne suis pas très sûr de vouloir lire la suite.

Tiens, à propos de suite, il y a les tomes 9,10 et 11 du T*** de F*** qui m'attendent. A dans quelques temps, donc.

(1) : ça donne ça. "Paris était devenu un gigantesque foutoir après la chute de la royauté. L'Assemblée avait perdu tout contrôle sur la Commune de Paris, la grande triomphatrice du 10 août. Le pays était livré aux mains des sectionnaires, des fédérés, d'individus analphabètes, ivrognes et revanchards que contrôlaient à grand peine le club des cordeliers et les meneurs les plus influents.De fieffés coquins paradaient dans leurs uniformes de commissaires de la Commune ceints d'écharpes tricolores et terrorisaient une population qui n'approuvait ni l'emprisonnement de la famille royale dans la grande tour du Temple ni l'impudence de ses nouveaux maîtres"
Bigre ! Qu'est-ce que ça donne dans 1793 ?

(2) : "Les gars de la piaine, le s'creyant comme les gens de la ville. L'pensant qu'tchette révolution leur rapportera plus de biens, de terres, d'argent. Ma, i leur dis que l'changement leur donnera rin du tout (...)"
Et y'en a des tartines comme ça...

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08 mai 2009

Le club des policiers yiddish - Michael Chabon

51Yguff72sLLe Club des policiers yiddish, Michael Chabon, trad. Isabelle D. Philippe, Robert Laffont, 2009.

Dans le monde dans lequel se déroule l'histoire de ce livre, Israël n'existe pas. Les Juifs rescapés des camps ont trouvé une terre d'accueil provisoire dans un coin de l'Alaska. Dans ce shtetl nordique, on parle yiddish, on insulte en anglo-américain, et on cohabite plutôt mal que bien avec ses voisins Indiens. Et voilà qu'approche la date de la rétrocession de ce yiddishland au grand oncle américain...

Dans ce contexte la mort d'un junkie tué par balle dans un hôtel miteux de Sitka, capitale de cet Etat en sursis, a toutes les chances de passer inaperçue.
Sauf que l'inspecteur Meyer Landsman, figure archétypale du flic blessé par la vie, en deuil de son couple et de sa petite soeur bien-aimée, partage le même hôtel que la victime. Et qu'il est bien sûr obstiné, teigneux, et qu'il n'en a rien à foutre des conseils de sagesse que lui prodigue sa hiérarchie. Et le voilà parti à remonter le fil de ce meurtre qui va le conduire bien au-delà de l'ordinaire glauque des ratés et des camés.

La grande réussite de ce livre tient à la l'invention de toute une Histoire, un folklore, un argot -un langage même- d'un Etat imaginaire mais rendu parfaitement plausible. Avec ses sectes-mafias ultra-orthodoxes, ses flics et ses espions, son histoire marquée par l'exil et les souffrances, et la tragique incertitude d'être encore et toujours un "peuple sans terre"...

Ouh ! Plaidoyer pro-sioniste, alors... (je vous vois froncer le sourcil !). Non, non... Chabon est bien plus fin, plus nuancé. Mais peut-être une réflexion sur le fait d'être juif, membre de cette "confrérie internationale dont les membres transportent leur patrimoine dans une besace, et tout leur monde au bout de la langue".

C'est aussi brillamment écrit, avec un humour irrésistible et un don de l'image surprenante et drôle : "Alors pourquoi son coeur cogne-t-il sur les barreaux de sa cage thoracique comme le quart métallique d'un récidiviste ? Pourquoi le lit parfumé de Bina lui fait-il soudain l'effet d'un caleçon qui remonte ou d'un costume de laine par un après-midi torride ?"

Bon, voilà, il faut le lire, quoi.

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03 mai 2009

Le Japon n'existe pas - Alberto Torres Blandina

arton12883_b261cLe Japon n'existe pas, Alberto Torres-Blandina, trad. François Gaudry, Métailié, 2009.

Ce livre a reçu le prix Las Dos Orillas, ce qui est sûrement bien.

Bien sûr, on est d'abord accroché par le titre. Avouez.

Ensuite, on est interpelé par le narrateur. Salvador Fuensanta, balayeur dans un grand aéroport. Dont on devient successivement toute une série d'interlocuteurs auxquels il conte, raconte tout un tas d'histoires, de fables contemporaines et distille un peu de sa sagesse acquise au long d'une vie consacrée à écouter, conseiller, observer tendrement ses semblables (" Vous n'imaginez pas combien la réalité est différente dans un endroit comme celui-ci où personne ne se dissimule parce que personne ne se connaît").

Dans son aéroport. Un lieu tellement à l'image de notre monde-mondialisé-vous-voyez-ce-que-je-veux-dire. A la fois impersonnel et partout semblable. "Dans un aéroport, les personnes sont enfin libérées de leur vie quotidienne. Entouré d'inconnus, vous êtes seul. Vraiment seul, comme on l'est rarement".

C'est pourtant là qu'il nous est donné d'entendre les histoires de Salvador. Toujours pleines d'humour ("Un voyage dans un pays exotique, ça va bien avec certains pantalons, vous ne trouvez pas ?"), frisant parfois le fantastique (dont celle sur le Japon , que l'éditeur français a choisi de mettre en avant dans le titre, mais qui n'est pas ma préférée), elles révèlent un regard humain et chaleureux sur les grands et les petits problèmes de l'humanité...

Un très bon moment de lecture. Par exemple en attendant... Le train ?

08 avril 2009

Le trône de fer (suite...)

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Le Trône de fer (suite), toujours George Martin, toujours traduit par Jean Sola

Et toujours aussi bon

Je poursuis sur ma lancée...

Je viens de finir le sixième tome (Intrigues à Port-Réal).

On pourrait croire : ça fait beaucoup, six tomes, l'intérêt doit commencer à faiblir, les histoires à traîner en longueur...

Bref, ça doit commencer à gonfler son lecteur.

Que nenni !

Que NEnni !!

Ouh ! Ça rebondit à qui mieux-mieux, c'est toujours aussi efficace, bien écrit, les personnages évoluent sans cesse, et souvent de façon inattendue (ou alors ils meurent. Ah oui, pas grand monde n'est à l'abri), de nouveaux apparaissent, et zou ! vous entraînent à leur suite.

Et ça combine, et ça manigance, et ça complote, et ça se latte, et ça épique, et ça drôle aussi, souvent...

Oh, bon, bien sûr, sur la floppée d'histoires et de personnages il y en a forcément qui gavent un peu (et on se dit "merde" quand on tombe sur un chapitre à eux consacré), mais franchement, on ne tarde pas à se laisser reprendre par le flot impétueux des aventures du Westeros, et d'au-delà...

Allez, j'y retourne, sus ! Hardi ! Papapiiin !

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30 mars 2009

La plus grande des vertus

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J'ai essayé, pourtant.

Au début, ça allait, j'étais si fier de moi.

Et puis je retrouvais le bonheur d'être libre...

Ne plus y penser, jour et nuit, en voiture, au boulot... Aux cabinets, même, oui, au cabinets !!!

Et puis...

Paf.

C'était fatal.

J'ai replongé.
Dans Le trône de fer.

Je crois que je vais devoir tous me les taper, sinon... Le manque.

Il risque de ne pas y avoir de nouveauté sur ce blog avant un petit temps... Neuf tomes encore devant moi ! Miam ! Miam !

(Ne faites pas la même erreur que moi. Vous avez la vie devant vous ! Ne commencez pas, ne touchez jamais au Trône de fer !)

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23 mars 2009

Annif'

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Ça m'avait échappé... Voilà maintenant un peu plus d'un an que ce blog existe. 58 billets, publiés à un rythme... Variable. Eh oui, c'est comme ça. Périodes de frénésie bouquinière alternent avec passages à vide, manque de temps, de disponibilité, de découvertes...
C'est surtout que j'ai voulu ce blog pour partager, au gré des découvertes plaisirs (fréquents) ou déplaisirs (inévitables), mais certainement pas me filer une contrainte de plus dans la vie.
Merci en tous cas aux 4676 visiteurs qui à ce jour ont visité 7046 pages, parmi lesquelles arrivent en tête (aujourd'hui) celles sur :
- Jonathan Coe avec Bienvenue au Club et Le cercle fermé
- Zulu de Caryl Férey
- Rituel de Mo Hayder

Et en route pour une année de plus de noir... Mais pas que.

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