Sang pour sang palpitant

("Sang pour sang", il fallait la trouver, celle-là, quel talent !)

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Pour continuer à me distinguer du reste du monde, je vais risquer une affirmation d'une rare audace : Jo Nesbo est assurément l'un des plus grands auteurs de polars actuels. (Paf !)

Dernier épisode en date des aventures de l'increvable et cabossé Harry Hole (un des rares contre-exemples à la formule "ACAB"), le flic couturé de partout, alcoolique abstinent (mais la soif), amateur de bon gros vieux rock et complètement atypique (et très doué).

Alors au début, Harry Hole ne veut plus jamais entendre parler d'enquête criminelle, parce que pour une fois il est heureux, marié à la femme qu'il aime et que fréquenter la mort et le Mal c'est comme bosser dans les égouts : on ramène quoi qu'on fasse odeur et germes à la maison.

Sauf que, évidemment ça ne va pas se passer comme ça, et heureusement, parce que pour aussi sympathique que soit HH, lire sur 300 pages ses recettes de cuisine ou sa routine de gym, bof bof.

Alors pour bouger le presque retiré-des-affaires de sa presque retraite (il est devenu prof vedette à l'école de police), il va falloir rien de moins qu'un siriolkileur catégorie super+ (avec suppléments offerts), le genre qui boit le sang de ses victimes, des femmes trouvées via Tinder et qui voulaient juste s'envoyer en l'air sans complication (et là pour le coup, c'est raté).

Notre HHéros a droit à sa petite taskforce perso composée d'un jeune et beau flic tout juste sorti de la couveuse à flics et très prometteur, et d'un psy (pas l'habituel Aune qui lui aussi se retire des voitures, mais y arrive mieux qu'Harry) qui fut autrefois moqué pour sa thèse sur la perversion vampiriste.

Voilà. Et la soif. De sang, de vengeance, de gloire, de reconnaissance, de bibine, d'amour...

Là je la fais un peu en rigolant, mais c'est comme toujours chez Nesbo : tendu comme le string de Venus Williams. Palpitant comme une artère sur la gorge d'une jeune femme offerte... #balancetonvampire.