51ZKBKM2JCLL'homme au ventre de plomb, Jean-François Parot, JC Lattès, 2000.

Rouletabille chez Louis XV.

Bon, soyons clairs dès le départ : c'est un livre "de genre", alors on aime, ou on n'aime pas.

Enfin presque. Je ne me suis pas tapé des plans en trois parties thèse-antithèse-synthèse pendant des années d'études pour me contenter d'une vision platement binaire du monde, nom mais oh !

Au fait. On cause d'un livre, là. Oui, donc, un roman d'enquête, avec jeune détective talentueux (ici, il s'appelle Nicolas Le Floch), crime presque parfait (en tous cas le premier de la série...), avec chambre close et tout, intrigue à plusieurs niveaux, personnages mystérieux, puissants ou interlopes, et grand discours final où les secrets sont dévoilés, les révélations fracassantes et les traîtres révélés.

Tout ça dans le Paris de 1761, avec au casting la Cour de Versailles, la Pompadour et Sa Majesté Notre Bon Roi Louis XV, siouplaît...

Alors :

Thèse : la langue est savoureuse, elle sonne fort bien son XVIIIème, Monsieur Parot sait écrire, on prend plaisir à le lire.

Antithèse : l'intrigue est vraiment emberlificotée (osons le mot ! Invraisemblable...), beaucoup d'éléments-clés ne sont révélés qu'à la fin, et la construction est vraiment hyper-classique.

Synthèse : un bon roman policier "à l'ancienne" et une bonne restitution d'une époque, de ses palais comme de ses ruisseaux, que l'on appréciera surtout si l'on est resté un amateur de Gaston Leroux et Maurice Leblanc.