510K2XZSGBLLe tour de la bouée, Andréa Camilleri, trad. Serge Quadruppani, Fleuve Noir, 2005.

En son île de Sicile, le commissaire Montalbano est sur le point de tout plaquer et de prendre sa retraite lorsqu'à l'occasion d'un bain de mer matinal il se retrouve nez à nez avec un macchabée flottant. Sa détermination à foutre le camp se perce d'un nouveau trou quand un gamin, immigré illégal repêché par les gardes-côtes est retrouvé mort quelques jours plus tard...

Le roman est court, bien mené, mais le plaisir de le lire provient essentiellement de langue elle-même. Il faut ici rendre hommage à Serge Quadruppani pour avoir traduit et tenté (il s'en explique dans un préambule) de restituer la langue de Camilleri, mélange, dont les proportions varient selon les moments, d'italien et de dialecte sicilien. Il arrive en tous cas à transmettre un humour, et toute une vision du monde qu'à défaut de les connaître, j'imagine siciliens (ou tout au moins, camilleriens).

Merci à P*** de m'avoir fait découvrir cet auteur. J'y reviendrai.