Coe_maison_sommeilLa maison du sommeil, Jonathan Coe, trad. Jean Pavans, Gallimard, 1998.

Les derniers livres de Jonathan Coe que j'ai lus m'ont tellement emballé, que voilà...

On est toujours en Angleterre, au milieu des années quatre-vingts. Une vieille baraque reconvertie en logement pour étudiants voit se rencontrer, puis se côtoyer les protagonistes de l'histoire. Sarah la narcoleptique et son petit ami aux obsessions étranges, Robert qui tombe éperdument amoureux de Sarah, Terry cinéphile monomaniaque et pédant...

Douze années plus tard, la même maison est devenue une clinique spécialisée dans les troubles du sommeil, dirigée par Gregory, l'ancien petit ami de Sarah devenu un psychiatre plutôt inquiétant. Bien sûr, tous ces personnages vont d'une façon ou d'une autre se retrouver autour de cette maison...

Comme dans ses œuvres précédemment citée, Jonathan Coe ficèle une intrigue dans laquelle tout se noue lors de la jeunesse des personnages : les amours, les amitiés, les obsessions, tout est en germe alors que ceux-ci vivent leurs "belles années". En alternant les deux époques chapitre après chapitre, Coe démêle peu à peu l'écheveau des fils qui tissent les destins (liés) de toute la bande (ouh la métaphore, faut pas s'y emmêler les... fils). Le récit est donc très... Disons qu'il nous capture dans ses filets. Facilement.

Mais je dois avouer avoir été moins enthousiasmé qu'avec le cycle Bienvenue au club - Le cercle fermé (écrits plus tard). On ne retrouve pas dans cette Maison du sommeil la dimension historique, ni la peinture sociale qui font (aussi) l'intérêt de ces deux livres.