Du noir mais pas que

Du noir, du polar... Le plus souvent

08 avril 2009

Le trône de fer (suite...)

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Le Trône de fer (suite), toujours George Martin, toujours traduit par Jean Sola

Et toujours aussi bon

Je poursuis sur ma lancée...

Je viens de finir le sixième tome (Intrigues à Port-Réal).

On pourrait croire : ça fait beaucoup, six tomes, l'intérêt doit commencer à faiblir, les histoires à traîner en longueur...

Bref, ça doit commencer à gonfler son lecteur.

Que nenni !

Que NEnni !!

Ouh ! Ça rebondit à qui mieux-mieux, c'est toujours aussi efficace, bien écrit, les personnages évoluent sans cesse, et souvent de façon inattendue (ou alors ils meurent. Ah oui, pas grand monde n'est à l'abri), de nouveaux apparaissent, et zou ! vous entraînent à leur suite.

Et ça combine, et ça manigance, et ça complote, et ça se latte, et ça épique, et ça drôle aussi, souvent...

Oh, bon, bien sûr, sur la floppée d'histoires et de personnages il y en a forcément qui gavent un peu (et on se dit "merde" quand on tombe sur un chapitre à eux consacré), mais franchement, on ne tarde pas à se laisser reprendre par le flot impétueux des aventures du Westeros, et d'au-delà...

Allez, j'y retourne, sus ! Hardi ! Papapiiin !

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22 mars 2009

Le trône de fer - George R.R. Martin

trone_de_ferLe trône de fer, George R.R. Martin, trad. Jean Sola, Pygmalion, 1997 et post...

De la fantasy pour les grands.

Je dois reconnaître que j'ai sur le genre "fantasy" un certain nombre d'a priori négatifs. Je vois ça un peu comme une sous-littérature pour ados attardés et autres inadaptés sociaux qui fuient la réalité dans des mondes imaginaires peuplés de chevaliers couillus, de méchants diaboliques, de dragons et de chimères. Les mêmes qui passent leurs week-end à "poutrer de l'orque" autour de tables de jeux de rôles, ou pire, errent sans crainte du ridicule dans des forêts, vêtus de capes et de collants verts, épées et haches de guerre en latex à la main "poutrant" également "de l'orque", mais en "grandeur nature" pour le coup.

Et dont j'ai, de façon ponctuelle mais répétée, fait partie. Avec une délectation un peu coupable.

Bref. Parcourir les "4 de couv' " du rayon "SF-Fantasy" d'une librairie, c'était un peu la honte. Et la déception de tomber encore et toujours sur des sous-sous-sous-remakes de l'immense Seigneur des Anneaux.

Heureusement, grâce à un jeu de plateau assez amusant et un billet sur un blog ami, j'ai découvert Le trône de fer, de George R.R. (Ronald Reuel ??) Martin.

Et là : heureuse, heureuse surprise. Je me suis fait happer. Plouf ! Et m'en suis enfilé les trois premiers tomes sans déban sans prendre le temps de souffler (sur une douzaine à ce jour). Là, j'arrête un peu, mais j'y reviendrai, sûr-sûr. Et plus tôt que tard.

Mais pourquoi donc est-ce si bon ? Vous demandez-vous, pantelants.

Parce que, d'abord, même s'il appartient sans conteste au genre fantasy, Le TdF n'use qu'avec grande parcimonie du recours au merveilleux. Peu de magie, pas d'elfes à oreilles pointues ni de nains grognons et trapus. Et évite le côté con-con et cache-sexe d'un manque d'imagination criant qui est l'apanage fréquent et regrettable du genre.

On suit au long des tomes les histoires de plus d'une dizaine de personnages, au gré d'intrigues politiques, de combats épiques (mais plutôt rares, c'est heureux, là aussi Martin a bien compris qu'abondance de bien peut nuire), d'aventures multiples et bien sûr liées entre elles. Enfin, j'imagine que c'est ce qu'on découvre quand on a tout lu.

Le tout dans un imaginaire qui rappelle un peu les légendes arthuriennes, mais avec une vision très contemporaine de l'humanité : les gentils ne le sont jamais de façon univoque, les méchants... Bon, si, les méchants, sont vraiment méchants. Encore que, encore que...

C'est parfois cru, parfois cruel et violent, souvent surprenant (les personnages meurent abondamment, il vaut mieux éviter de trop s'y attacher...)

Mais (presque) essentiel pour moi : c'est très bien écrit, et les tournures "à la manière des" contes médiévaux contribuent à l'ambiance sans alourdir le style. Et ce n'est pas rien.

Que du bonheur, donc, et en quantité. Il parait d'ailleurs que la chaîne américaine HBO envisage une adaptation en série de l'oeuvre de Martin... Je ne serai pas le dernier à me jeter dessus si ça se concrétise.

Posté par Pedrozoreyo à 16:06 - Livres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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