la-morte-des-tourbieres-jean-louis-nogaro-9782919066087La morte des tourbières, JL Nogaro, Editions du Caïman, 2013.

Hum...

Alors, que dire ?

D'abord, que je trouve très bien que de petits éditeurs, des passionnés, se bagarrent avec deux francs six sous pour faire découvrir des auteurs qu'ils estiment valoir le coup, y croient, et foncent.

Je me souviens, en mon jeune temps, avoir croisé par hasard un jeune écrivain qui venait de publier son premier recueil de nouvelles dans l'une de ces petites maisons. Il a fait un peu de chemin depuis, puisque M. Pascal Dessaint est désormais l'un de nos grands écrivains de noir.

Donc, soutien inconditionnel à la démarche.

Mais, comme disait l'autre, " Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur".

Je vais donc être honnête : j'ai trouvé ce bouquin franchement mauvais.

La politique du Caïman, apparemment, c'est le polar implanté local. Un peu comme le Poulpe, mais sans Gabriel, les pieds de cochon à la Sainte-Scolasse et le Policarpov.

Donc, là, ça se passe dans le Massif Central. Le jeune Ludovic Mermoz y atterrit suité à un héritage surprise (la tante dont on n'a jamais entendu parler...) et se retrouve face à un village bizarrement hostile, pour se rendre compte que la tata a été un peu aidée pour passer de vie à trépas. Et là, oh là là, le voilà mêlé à un sombre imbroglio de concours de majorettes et de championnat de basket-ball. Je te jure.

En plus, les personnages sont complètement artificiels (parce que le trou est paumé, mais on y trouve tout de même des Roumains louches, un juif-arabe -tu vois le message ?-, des nervis probablement d'extrême-droite, et sûrement d'autres), les dialogues pas franchement enlevés, le héros plutôt antipathique (genre étudiant glandouilleur et donneur de leçons de gôche), les situations invraisemblables (le pote rencontré la veille au bistrot qui débarque juste à temps pour t'éviter la branlée du siècle...), et le style un peu tourbière, en effet.

Bref, la cata.

J'ai pris sur moi quand même d'en lire un gros bout, mais j'ai calé vers la page 83.

Sincèrement désolé, mais bon.