RituelRituel, Mo Hayder, trad. Hubert Tézenas, Presses de la Cité, 2008.

De l'horreur horrible.

On retrouve dans le port de Bristol une main. Humaine. Apparemment prélevée sur une victime toujours vivante. (Ambiance. Bienvenue dans le monde merveilleux de Mo Hayder).

Evidemment, la police enquête : Jack Caffery, héros déjà bien torturé de deux précédents romans de la dame, et une petite plongeuse de la police, elle aussi ravagée par un horrible drame familial qui lui a coûté ses parents.

Et c'est parti...

Avant d'ouvrir le livre, on se pose une seule question, bien sûr. Comment est-ce qu'elle va faire pour trouver plus horrible et plus glaçant que l'Homme du soir, Birdman, Pig Island et Tokyo ? Parce qu'il y a du boulot...

Réponse ? Hm... Magie d'Afrique, organes humains, mutilations...

Mm.

Bon, ne tergiversons pas : j'ai moins aimé que les autres. Peut-être par lassitude du "toujours pire". Peut-être parce qu'à l'image des porn addicts l'accumulation d'images abominables, de désespoirs sans fond, de personnages brisés-broyés-moulus a fini par me désensibiliser, voire me blaser de tout ça. L'impression de ne plus découvrir grand chose, de ne plus être vraiment surpris, même par le fatal retournement-final-qu'on-n'-attendait-pas-alors-c'était-lui...

Sauf que.

Mo Hayder a eu un allié, durant ma lecture. De choix.

Un virus.

La gastro.

Bon, c'est peu glamour, mais ça donne de la fièvre. Et quand on a de la fièvre, on a tendance à basculer facilement de la veille au sommeil, de la conscience au rêve, voire au cauchemar...

Lire Mo Hayder avec de la fièvre est une expérience extrême.

Déjà, en général, je n'aime pas beaucoup faire mes cauchemars... Mais faire les SIENS !!!

Sinon...

Bonne année !

Et bonne santé.

Et évitez la gastro.